Les Mots de Ma |
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Qui est ANANDAMAYI? Je vois souvent ce qui va arriver dans le futur,
mais souvent aussi les mots ne viennent pas. Si vous cherchez ce qu'il y a de particulier en ma personne, je dois vous dire que le monde entier est ma personne. Qui est "ce corps"? Quelques incitations ! Demandez la Béatitude
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Etre en
chemin J'appelle les écritures des horaires de chemin de fer. Vous voulez aller par le train d'un point à un autre. Toutes les stations jusqu'à votre destination sont indiquées. Mais seulement les noms. Comment vous faire une idée des lieux eux-mêmes? En plus tout n'est pas indiqué, seulement les agglomérations les plus importantes. Les Ecritures ne disent pas non plus tout d'une quête spirituelle. Elles indiquent les grandes étapes. Vous n'y trouverez pas quantité d'expériences qui peuvent survenir, ni les infinies nuances d'une progression. P eut-on répertorier les passages de couleurs d'un lever du jour? Les Ecritures peuvent-elles avoir le dernier mot en matière de quête spirituelle. Elles montrent les grandes lignes (et pas toutes). C'est pourquoi nous dirons: ce qui se trouve dans les Ecritures est aussi vrai que ce qui ne s'y trouve pas. Pratiques spirituelles Un bon climat Ouïe Méditation: faire ou être
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Nom de Dieu Appelez simplement Dieu par le nom que vous préférez.
Au moment opportun, il vous dira Son Vrai Nom. Il n'y a rien à quoi renoncer Décidez de ne jamais mentir Ne plus croire en rien est une
phase naturelle de toute quête spirituelle Présence |
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| L'incarnation
terrestre la plus proche de la Quintessence par Arnaud Desjardins Venue au monde en 1896, Nirmala Sundari Devi, par la suite appelée Ma Ananda Mayi, n'est pas tenue pour un gourou ordinaire. Nombre d'hindous, - et d'occidentaux saisis par son rayonnement - voient en elle un être affranchi dès sa naissance du voile de l'illusion. En proie dès l'enfance aux extases et aux ravissements, elle aura tôt fait d'attirer à elle les foules, dans une atmosphère de ferveur et parfois de miracle, donnant sans jamais réfléchir d'éblouissantes réponses aux questions des plus érudits. Se désignant elle-même comme "ce corps-ci" ou "cette petite fille", elle laissera se produire signes et prodiges et demeurera immuable face aux puissants ou aux humbles. Aux pressantes interrogations sur la nature réelle, elle répondra un jour: "Comment des questions aussi enfantines surgissent-elles dans votre coeur!.Je suis ce que j'étais et ce que je serai. Mais le fait suprême, c'est que ce corps n'a pas pris forme pour recueillir les fruits d'un karma passé." Nombre de témoins éminents se verront poussés, pour tenter de la décrire, à user de qualificatifs inhabituels. Le grand photographe britannique et spécialiste de l'Inde, Richard Lannoy, observera à son propos que "décrire un être d'une subtilité dont la rareté défie l'imagination est vraiment la méthode la moins appropriée au monde"."Il y a chez Ma quelque chose d'étrange, une qualité mystérieuse, ineffable, qui est si près de franchir les limites de ce que l'on peut définir comme humain qu'appliqué à elle, l'adjectif "humain" est tout à fait impropre. Elle était certainement ce que nous pouvons imaginer de plus proche d'une incarnation terrestre de la Quintessence: l'illumination, la clarté. Elle était si parfaitement exempte de nos fardeaux ordinaires qu'en l'écoutant, l'on pouvait entendre l'essence même de l'être intérieur." Après l'avoir vue à la télévision dans le film tourné par Arnaud Desjardins, François Mauriac écrira dans son Bloc-Notes:".cette sainte fameuse de Bénarès dont le visage a un tel pouvoir que nous-mêmes, Occidentaux et chrétiens, demeurerons tous ce soir sous l'influence de ce regard, longtemps après qu'il aura disparu de l'écran." Arnaud Desjardins ou l'aventure de la sagesse par Gilles Farcet, Table Ronde
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A l'instant même par Vijayananda
Le non-souci, méditation suprême
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A la rencontre de Ma par
Arnaud Desjardins |
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| Je l'ai
toujours connu hors de son corps par Aurore Gauer Aussi longtemps que je me souvienne, je n'ai jamais vu son corps, ses yeux ou son sourire autrement qu'en photographie. Même ses photographies ne se sont jamais imposées à mon regard; tout au plus pouvais-je les deviner, posées discrètement dans un coin obscur d'une chambre d'ami ou dépassant derrière les livres d'une bibliothèque. Sa présence imperceptible, imprégnait les moments que je passais en compagnie des personnes qui l'avaient rencontrée de son vivant. Cela dura des années ainsi, sans question, sans besoin. Je me rends compte à présent combien a été importante cette approche indicible, naturelle, sans intention particulière. Je sais gré à ces amis de n'avoir jamais parlé d'Elle devant moi. Comme si la rencontre devait se faire hors de tous les repères habituels. Un subtil lien se créait au fond de mon être à mon insu. De jour en jour, il croissait, se développait sans que je ne fasse rien. comme un fruit qu'on laisse simplement mûrir sur l'arbre. Et puis, un jour, le fruit tombe à terre. Un moment d'évidence qui m'a prise de court. Comment expliquer l'urgence que j'ai ressenti, dès mon arrivée à New-Delhi qui m'a fait me précipiter dans le premier bus qui allait à Hardwar, lieu sacré entre tous, aux pieds de l'Himalaya, au bord du Gange ? C'est à travers cela qu'Elle a choisi de se manifester à moi dans toute sa force. Il a fallu que ma vie soit mise "en jeu" pendant toute une nuit pour que je réalise qu'Elle était là, qu'Elle était ce Jeu. La peur de la mort a toujours été initiatrice de ma vie, cette fois-là j'allais découvrir les tréfonds de mon âme et le point ultime où tout se résume. Dans ce bus fou lancé à toute allure dans un brouillard d'une densité rare, sur une route défoncée, glissante, trop étroite, envahie de camions tout aussi fous, nous frôlions à chaque instant la catastrophe. Mais qui s'en souciait à part moi? Les autres passagers, tous des hommes, se laissaient bercer par les soubresauts du véhicule et par la musique que déversait une radio à bout de souffle. Devant moi, un groupe de sadhus enturbannés, à moitié nus, expiraient d'épaisses fumées tandis que le conducteur, exténué, donnait des coups de volant convulsifs. Au moindre signe s'assoupissement, son second lui appliquait de grandes tapes dans le dos. Plus la nuit avançait, plus le manège devenait étourdissant. C'est ainsi que les bords de la route volaient, rythmés par les silhouettes spectrales des eucalyptus. Ce fut mon calvaire pour renaître. Une tension extrême me tenait en éveil, la peur suintait de tous mes pores, une rage de vie me laminait. Les images de ma vie se sont mises à défiler contre la vitre ruisselante, tous les visages de mes proches, de mes amis. A quoi s'accrocher? Qui appeler à son secours? Il n'y a pas dans ces moments-là de calcul, ni de supercherie. Nous allons au but, pour une fois! Allégés et purs comme des nouveaux-nés. Mâ, je l'ai appris plus tard, répondait toujours à ceux qui l'appelaient sincèrement à leur aide, même à distance. Sa présence étant aujourd'hui non limitée par un corps, elle est plus que jamais partout avec nous. Alors au cur du danger extrême Elle m'a lancé Son Nom comme une fleur. Un Nom aux mille pétales d'amour, un Nom à savourer dans sa bouche infiniment, un Nom pour inverser le cours de la vie, un Nom pour reprendre courage, un Nom pour ne plus jamais se perdre: Mâ Anandamoy, Mâ Anandamoy, Mâ Anandamoy, Mâ. Après avoir été vidé, tout mon être aspirait à recevoir, s'émerveillait de l'instant présent et de tout ce qu'il voyait. C'était comme si j'étais passée du noir et blanc à la couleur, le monde se révélait dans toute sa saveur. Et un splendide soleil rouge illumina Dehraradun. Je le sus par la suite: ce fut là qu'Elle quitta son corps. Son Nom voyage toujours en moi.. Aurore Gauer
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AMRITA ANANDAMAYI MA
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Aventures intérieures Vous et Moi sommes UN La sagesse immémoriale descend dans la rue Dans l'hebdomadaire trop connu France Dimanche, n°
2851 (semaine du 20 au 26 avril 2001), Mâ Ananda Moyî a quitté ce monde en
1982.
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