"Les Testimonium
Flavianum" Flavius Josephe témoin du Christ? Peut-on trouver, en dehors des écrits chrétiens, un témoignage
indépendant de l'existence de Jésus et quelques éléments
relatifs à sa mission ? La question n'a cessé de hanter
les apologistes chrétiens et, depuis quatre siècles, la
controverse tourne autour du seul texte susceptible de répondre
à cette exigence. Non pas les allusions de Suétone ou de
Tacite, trop tardives et à l'évidence reflet du discours
chrétien, mais quelques lignes de Flavius Josèphe, dans
le livre 18, - 63-64 des Antiquités juives, qu'il faudrait citer
en entier dans le texte original, car toute traduction semble déjà
trahir les opinions du traducteur. On peut tenter cependant une citation
aussi neutre que possible : Traduction dont tous les termes peuvent faire l'objet de débat non parce que la langue de Josèphe présente des ambiguïtés, mais parce que, Serge Bardet le montre de façon convaincante, chaque traducteur a tendance à infléchir le sens du texte en fonction de sa position face à l'historicité du texte ; ainsi là où l'on a proposé le simple "C'était le Christ", d'autres écrivent "Il était le Christ", voire "Le Christ, c'était lui !" Car, et c'est là tout l'objet du débat, ce témoignage unique et d'apparence si évidente ne trouve pas grâce aux yeux de tous. Si quelques savants le jugent authentique tel quel, bien d'autres le rejettent en bloc comme une interpolation chrétienne précoce (au plus tard au début du IVe siècle, puisqu'il est cité par Eusèbe de Césarée), alors que d'autres encore proposent une solution moyenne : le texte transmis serait une version remaniée (par des chrétiens) d'un original joséphien moins explicite, dont Shlomo Pines proposait de retrouver la trace dans la traduction arabe faite au Xe siècle par l'évêque Agapios de Membidj d'une version syriaque de Josèphe. Curieusement, le clivage entre les savants ne recoupe en rien celui de leurs convictions religieuses, et l'on trouve autant de catholiques, de protestants et de juifs dans chaque camp. UNE INTERPOLATION Serge Bardet s'est attelé à la tâche écrasante d'analyser le détail des arguments des uns et des autres, de décortiquer leurs traductions, d'en démonter les mécanismes pour mieux mettre en évidence leurs a priori, voire leurs blocages intellectuels. Travail d'une minutieuse érudition qui aboutit à récuser les arguments de l'interpolation totale aussi bien que ceux des partisans de Shlomo Pines, pourtant fort en vogue. Sans pour autant, le reconnaît Serge Bardet, faire avancer d'un pouce la thèse de l'authenticité. Ce n'est qu'après ce travail rigoureux que Bardet se jette lui-même
à l'eau pour livrer le fond de sa pensée. Conscient que
la solution ne peut venir d'une énième analyse textuelle
par avance vouée à l'échec, il juge plus pertinent
de poser la question à l'envers : quel que soit l'auteur, quel
objectif peut-il viser ? S'il y a interpolation, à quoi et à
qui cela sert-il ? Les commentateurs hostiles à l'authenticité
reconnaissent tous le caractère ancien de l'interpolation, et Bardet
montre qu'elle ne peut être de beaucoup postérieure au texte
de Josèphe lui-même ; elle remonte donc à la fin du
Ier ou au début du IIe siècle. Par ailleurs, l'interpolateur
devait être pétri du style joséphien pour que son
insertion résiste aujourd'hui à toutes les tentatives pour
le démasquer. S'il est chrétien, pourquoi glisser ce passage
chez Josèphe que les chrétiens n'avaient guère de
raisons d'aller lire ? Et s'il est juif, pourquoi ne serait-ce pas Josèphe
lui-même ? Maurice Sartre |
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| Patrick Lévy est un écrivain
et un chercheur. “Il y a la religion populaire qu’on appelle la foi et qui
est faite de dogmes: du “prêt à croire, sorte de prêt
à porter de la pensée et du sentiment religieux. Extrait d'un article paru dans Intuitions Magazine n°37, _______________________________________________________________________________________________________________________ |
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| Las de voir que le nombre d'hommes et de femmes qui
croient en des choses scientifiquement fausses, trois médecins
ont rassemblé leurs connaissances ainsi que celles rassemblées
lors de congrès et clubs de réflexion pour écrire
De retour de Babel Une histoire biosophique de l'humanité. En ce sens, les auteurs se rapprochent de l'opinion de Crick, l'associé
de Watson, dans la description de l'hélice de l'Adn, lorsque ce
dernier nous confie dans 'L'Hypothèse stupéfiante: "Vous,
vos joies et vos soucis, votre sentiment d'identité personnelle
et de libre-arbitre, ne sont en fait rien de plus que le comportement
d'une vaste assemblée de cellules nerveuses et des molécules
qui leur sont associés." Livre: De retour de Babel . . .Une histoire biosophique de l'humanité. Et de l'éternel 4 nobles vérités
du Bouddha. |
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En une dizaine d'années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu
une référence littéraire française sur le
marché international: salué par la critique, plébiscité
par le public... |
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Au catalogue des ouvrages des Editions Michel Jonasz
(diffusion librairies spécialisées, Fnac et Virgin): Apprendre à Etre de Christiane Aguas apprend à interpréter ce qui se passe dans notre existence et à lire les chemins possibles, pour faire des choix en cohérence avec nos aspirations profondes." Méthode: en sachant mieux écouter notre intuition et en stoppant le bruit intérieur qui nous empêche de voir avec clarté et discernement. Inclus un jeu de 52 cartes Réponses Utiles. Le Tarot de l'Ange de la Liberté, d'après
le célèbre poème de Victor-Hugo, est un jeu tourné
vers la croissance personnelle et la connaissance de soi. Les 23 lames
sont illustrés par les peintures de Myrrha et
le livre qui dévoile le sens de chacune d'elles est écrit
par Samuel Djian-Gutenberg, enseignant en Astrologie
Transpersonnelle dans la lignée de son maître Dane Rudhyar.
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