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Avoir confiance
Croire est souvent remplacé par avoir confiance.
Confiance mévoque un peu trop être convaincu mentale-ment.
On pourrait aussi invoquer la foi
Confiance à aussi besoin dun objet, confiance en
Confiance en Jésus. Pourtant, il est dit: "Venez et voyez"
Les mystiques parlent plutôt de lâcher-prise, de sabandonner
à la grâce divine
Réaliser
Qui est celui ou celle qui croit, dans cette question?
Celui à qui on la pose
?
Or, si on me pose cette question, je crois que
mais qui est je?
Dieu n'est-il pas incroyable !!!
Serait-ce le je, ego, le mental, le je physique lhomme ou la femme,
le je de ma culture ou de ma tradition, si jai été
éduqué ainsi je répondrai comme ça, plutôt
que comme çi qui nest pas correct
Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est
essentielle. Si cette question fondamentale nest pas résolue,
comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui nest pas?
Je Le connais.
En 1959, lors dune emission de la BBC, on posa a Jung la question:
Croyez-vous en Dieu? et il répondit:
I dont need to believe, I know
Je nai pas besoin de croire, je sais.
Dieu est inscrit dans cette partie de notre âme préexistante
à notre conscience et quil ne peut donc en rien passer pour
une invention de celle-ci. Dieu, ainsi, nest non seulement ni écarté,
ni annihilé, mais il est au contraire placé dans la proximité
de ce dont on peut faire lexpérience.
C. G. Jung
Constater lévidence, voir la réalité
La foi est nécessaire pour les religions, mais elle cesse
de lêtre pour ceux qui vont plus loin et parviennent à
se réaliser en Dieu. Alors, on ne croit plus,
on voit.
Il nest plus besoin de croire quand on voit la vérité.
Cheick Al -Alawî, Saint Soufi du XXe siècle.
Autre que Lui n'Est pas !!!
Je
suis attaché à la Bible parce
que son "dieu" n'a pas de nom
On ne peut donc sérieusement se diviser sur cet Essentiel, on ne
peut que se fondre dans cet Essentiel. La Réalité la plus
universelle (la plus "catholïque", si ce mot avait encore
un sens), c'est l'Etre. On peut dire : "Je ne crois pas en un Dieu"
... et pour tout vous avouer, tel est mon sentiment. Mais comment pourrait-on
ne pas croire en Ihvh l'Ineffable, l'Imprononçable, c'est à
dire en l'Etre de l'être ? Le mot croire, d'ailleurs, est un piège,
car la foi en l'Etre n'est pas une croyance d'ordre mental, mais une adhérence.
L'homme de fois adhère à Ihvh comme l'écorce adhère
à. l'arbre. Cela se passe de mots, cela se passe de noms pour nommer
l'Innommable.
André Chouraqui, entretien avec Jean Moutappa, Nouvelles Cles
Entretien
complet
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Dieu existe, je lai rencontré...
André Frossart a écrit Dieu existe, je lai rencontré
après avoir été saisi dans une divine embuscade lorsquil
avait 20 ans en 1935.
Il avait à la fin de sa vie le projet décrire un nouvel
Évangile lui permettant dinterpréter en toute
liberté les paroles de Jésus.
De cet évangile inachevé, - où un jeune homme
de Smyrne qui a grandi auprès des maîtres aristotéliciens
dAlexandrie, devait rencontrer un rabbin de Galilée légèrement
hérétique -, ne restent que quelques para-graphes, mais
une grande abondance de notes
(
)
Notre jeune homme demande:
Mais après tout, Dieu existe-t-il
?
Le Rabbin, alors, lui répond:
"Mon ami, ce qui est le plus essentiel dans
le monde, cest Dieu: quIl existe, ou quIl nexiste
pas.
Cité le 23 Janvier 1997 par Hector Bianciotti lors de son discours
de récipiendaire à lAcadémie Française,
élu au fauteuil dAndré Frossart.
Je trouve cette réponse absolument extraordinaire.
Par sa forme dabord: dans la tradition des grands érudits
hassidiques (voir page suivante Rabbi Nahman de Braslav) elle napporte
pas une simple réponse, fermée et limitée, péremptoire.
Dans la première partie, il présente son postulat quil
y a ce qui est le plus essentiel dans le monde.
Cette formulation est suffisamment large pour être effective-ment
universelle. Que ce soit le principe divin, la force ou énergie
créatrice, que ce soit le Soi ou l'Eternel, peu importe, on évoque
bien le même principe.
Il continue en présentant lappellation quil choisit,
cest Dieu (= Dieu est Ceci et Cela = Dieu
est Je suis).
La réponse devient alors sublime:
quIl existe, ou quIl nexiste
pas.
Sur le fond, il place la réponse non pas comme une réponse
qui prend parti ou apporte une solution à la suite dune question,
mais il se place avant même toute dualité (quIl existe
ou quIl nexiste pas), et évoque irrésistiblement
JE SUIS ce que JE SUIS
A côté de cet absolu, exister ou pas, est une question
relative et insignifiante, dautant que posée par un être
humain, la notion dexister ne peut être que de lordre
de lhumain, du terrestre, ce qui est une limitation, qui ne concerne
pas le divin.
Le principe divin est le plus essentiel (ou essence même): que Dieu
existe ou quIl nexiste pas.
Luniversalité de la réponse clôt toute question
ou toute tentative du mental dappréhender ou de comprendre
lEternel, lAbsolu
JE SUIS ce que JE SUIS
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