< Accueil

Ici et Maintenant
Nous aspirons tous au bonheur


< Sommaire

Voir aussi:

Du bonheur comme seule recherche

et

De l'ego comme obstacle au bonheur

Le riche (richesse extérieure et/ou intérieure)
est celui qui est satisfait de ce qu'il a.
La Bible

Quels sont les desseins et les objectifs vitaux
trahis par la conduite des hommes,
que demandent-ils à la vie, et à quoi tendent-ils?
On n’a guère de chance de se tromper en répondant:
ILS TENDENT AU BONHEUR.

Les hommes veulent être heureux et le rester.
Cette aspiration a deux faces: d’un côté éviter douleur et privation de joie, de l’autre, rechercher de fortes jouissances.”
Freud

Mais les hommes ne se trompent-ils pas sur ce qui va le leur procurer, ce bonheur ? Est-ce jouissance, succès, richesse ?
Et quels sont les obstacles ?
Les humains "sont de plus en plus malheureux parce qu’ils s’attachent à des objets dont ils ne sont point les maîtres, à des choses périssables qui ne font qu’apparaître dans l’existence, et que le cours ordinaire des événements suffit à leur enlever."
Spinoza, XVIIe siècle

"Tous les hommes aspirent à un état intérieur (ou à un état de conscience) fait de plénitude, certitude, paix, intensité, contentement, satisfaction, sentiment d’être, à un état de bonheur."
"Cet état est le but de tous les hommes et chacun le cherche là où il croit le trouver, dans la vertu ou le vice".(…) Ils cherchent "cette plénitude, qui est un état intérieur mais dont ils poursuivent la cause à l'extérieur"
Arnaud Desjardins

Mais nous le cherchons à l'extérieur

alors que c'est un état intérieur

 
“Le savoir occidental regarde au-dehors, la sagesse orientale regarde au-dedans.
Cependant, si vous regardez en dedans comme vous regardez au-dehors, alors vous faites du dedans un dehors.”
Maître Suzuki

"Nous imaginons dans notre ignorance que l’on obtient du bonheur par les objets.
Quand le mental regarde au-dehors,
il n’éprouve que souffrances.
En vérité, quand ses désirs sont satisfaits,
il retourne à sa place et jouit du bonheur qui est le Soi. "

Si un homme croit que son bonheur dépend de causes extérieures et de ce qu’il possède,
il est raisonnable de conclure que son bonheur augmentera lorsqu’il possèdera davantage et diminuera proportionnellement à la diminution
de ses possessions.
Par conséquent,
s’il ne possède plus rien,
son bonheur sera réduit à zéro.
Or qu’est ce que l’homme éprouve en fait?
Est-ce là son expérience?”
Ramana Maharshi

"On peut se défendre de l'impression que les hommes se trompent généralement dans leurs évaluations.
Tandis qu'ils s'efforcent d'acquérir à leur profit la jouissance, le succès ou la richesse ou qu'ils les admirent chez autrui, ils sous-estiment en revanche les vraies valeurs de la vie.
Freud

"Jamais ne surgit en toi un trouble qui n'ait sa source dans la volonté propre, qu'on en soit conscient ou non. "
"Ce n'est pas leur faute si telle situation ou telles choses ont été pour toi un obstacle!
Mais ce qui est l'obstacle c'est toi-même dans les choses:
ta position vis-à-vis des choses est à l'envers."
"Les gens qui cherchent la paix dans les choses extérieures(…), ceux qui cherchent tout à fait à contresens: plus ils vont loin moins ils trouvent ce qu'ils cherchent.
Ils vont comme quelqu'un qui s'est trompé de chemin: plus il va loin, plus il s'égare."
Maître Eckhart, XIIIe siècle

 

< Accueil

Bonheur et Connaissance de Soi
dans la littérature

< Sommaire

Dès l'Antiquité

Fiat Lux (Que la Lumière soit) La Bible, La Génèse

Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux.
Devise de Socrate (469-399 av.J-C)

Pour les hommes, que se produise tout ce qu'ils souhaitent n'est pas mieux. Héraclite d'Ephèse (-545 à -480 av. J-C)

Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur.
Mais il est ici, le bonheur.
Horace, Epitres. (-65 à -8 av. J-C)

Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre.
Epictète, Manuel (+50 à 125)



Depuis le Moyen-Age

Le plus grand secet pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi.
Fontenelle, Du bonheur.

Il faut cultiver son jardin. Voltaire, fin de Candide.

Chacun porte son bonheur en soi.
Gombrowicz, Ferdydurke

Ne distingue pas Dieu du bonheur, et place tout ton bonheur dans l'instant.
A. Gide, Les nourritures terrestres.

Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la vérité.
Chamfort, Maximes et pensées.

La science a-t-elle promis le bonheur?
Je ne le crois pas.
Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec la vérité.
Zola, Discours étudiants.

Connaître, ce n'est point démontrer, ni expliquer. C'est accéder à la vision.
Saint-Exupéry, Pilote de guerre.


Mais aussi…

Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même? Par la méditation, jamais, mais bien par l'action.
Goethe, Sentences en prose.

Je tiens la connaissance de soi comme une source de soucis, d'inquiétudes et de tourments. Je me suis fréquenté le moins possible. Anatole France, Le Petit Pierre.

Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons: c'est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes.
Jean-Paul Sartre, Situations I.

Il y a des malheurs que la fatalité n'ose entreprendre en présence d'une âme qui l'a vaincue mille fois et le sage qui passe interrompt mille drames. M. Maeterlink.

 

< Accueil

Du Bonheur comme seule recherche

< Sommaire

Car il n'a rien de commun avec un vivant mortel, l'homme vivant parmi les biens immortels.
Epicure (Lettre sur le bonheur)
Quels sont donc les biens immortels dont parlait Epicure? Peut-on encore employer ces termes?
Y-aurait-il un au-delà des apparences, dimension moins aléatoire, contact avec une certaine vérité, qui lèverait une partie des obstacles au bonheur ?
N'était-ce pas ce que visait Socrate avec son gnothi seauton, connais-toi toi-même ?
Mais toi-même, qu'est ce que c'est ?
"Dans l'autre monde, on ne me demandera pas:pourquoi n'as-tu pas été Moïse ? On me demandera: pourquoi n'as-tu pas été Zousya?"
C'est cette idée qu'exprime Rabbi Zousya peu avant sa mort (4)
Qui est ce toi-même dont il s'agit ?
N'en n'aurait-on pas d'emblée une fausse idée ?
"Le premier raisonnement dont nous disposons est le suivant : normalement, rien n'est plus stable en nous que le sentiment de nous-mêmes, de notre propre Moi. Ce moi nous apparaît indépendant, un, et bien différencié de tout le reste. Mais cette apparence est trompeuse, le moi, au contraire rompt toute limite précise et se prolonge dans une autre entité inconsciente que nous appelons le soi et auquel il sert proprement de façade. C'est ce que, la première, l'investigation psychanalytique nous a appris; et d'ailleurs, nous attendons encore maints éclaircissements sur les relations qui lient le Moi au soi." (1)
Ce sont ces maints éclaircissements sur les relations qui lient le Moi au soi dont il s'agit ici.

 

En considérant que diverses axiomatiques tendent d'élucider, chacune à sa manière, l'énigme de l'être, exprimée par Rabbi Nahman de Braslav : le monde est un pont étroit jeté sur l'abîme.
Le soi dont parle Freud et le Soi de la Spiritualité, font-ils référence à la même chose ?
Ce dont il s'agit ici, c'est de poser le plus grand nombre de questions possible.
Sans pouvoir y répondre, parce qu'il n'y a de réponse que l'abîme, et que la réponse est la mort de la question..
Mais que poser des questions, c'est la seule façon d'être vivant.
Ce dont il s'agit ici, c'est d'investiguer les voies de la connaissance de soi. Voies sans limites, puisqu'il n'y a de réponse que momentanée.
Ce que Lacan exprime par :
J'en suis réduit à me dire qu'il y a du sensé qui peut servir, provisoirement; mais ce provisoire est fragile. Je veux dire que je ne suis pas sûr de combien de temps ça pourra servir. (5)

par France D.

Bibliographie
1- Freud: Malaise dans la civilisation., éditeur PUF
2- Spinoza d'Alain Editeur
3- A. Desjardin, Chemins de la Sagesse 3, Edition Table Ronde
4-Cité par M.A.Ouaknin dans Tsimtsoum, Editeur Albin Michel
5-Lacan, Séminaire sur le Sinthome, le 16 mars 76